Il y a déjà des moisIl n'est ni vieux ni jeune ni retors ni sale, enfin oui mais si peu. Je ne le connais pas. Et il traque mes paupières qui fuient comme des oiseaux de malheur surpris à se faire l'amour, et que papillonnent mes narines timides, avec le vent fébrile des huis clos qui se fait rare-rare-rare...
- T'es trop belle, toi.
Un temps.- Pardon?
- T'es trop belle, toi. 'Scuse...
- C'est beau, c'est gentil...
- Inquiète-toi pas, je descends au prochain arrêt...
- Non, je suis pas inquiète, je suis pas inquiète, je suis pas inquiète pas inquiète pas inquiète,
pas inquiète pantoute, bout d'CRISS!
Assez, plein le derrière, plein la marre, marre de vous voir contracter vos angoisses au moindre représentant de l'espèce. 'Savez, le monde, ça parle, ça pue, ça pleure, ça crie, ça fume, ça bande, ça débande, ça s'attendrit, ça aime, ça pleure encore, ça rit beaucoup trop fort. C'est affreusement agaçant, mais ça sent aussi, parfois, le besoin d'une caresse de l'oeil qui cligne, d'un « tu n'es pas tout seul ». Tu n'es pas tout seul. Une supplication : enjambez vos clôtures, amis humains. Assassinez vos mille Murs de Berlin, et serrez-vous la main, le coude, l'oreille... Mais de grâce, parlez-vous.